Grazie a te mi vedo di dorso
e ben più verosimile:
nel tuo schizzo, a passi d'orso,
me ne vo dritto al diavolo.
Io, che per la posterità
sopra un'ala celeste
credevo di fuggire, in libertà,
fatale e tutto il resto!
- M'avvio, messa al trotto la mia vita,
più o meno lesto,
attratto da una doppia calamita,
verso il diavolo... o il resto.
PAUL VERLAINE, TR. LUCIANA FREZZA
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venerdì 26 febbraio 2010
domenica 16 agosto 2009
DERNIER ESPOIR
Il est un arbre au cimitière
Poussant en pleine liberté,
Non planté par un deuil dicté, -
Qui flot au long d’une humble pierre.
Sur cet arbre, été comme hiver,
Un oiseau vient qui chant clair
Sa chanson tristement fidèle,
Cet arbre et cet oiseau c’est nous :
Toi le souvenir, moi l’absence
Que le temps – qui passe – recense…
Ah, vivre encore à tes genoux !
Ah, vivre encore ! Mais quoi, ma belle,
Le néant est mon froid vainqueur…
Du moins, dis, je vis dans ton cœur ?
PAUL VERLAINE
Poussant en pleine liberté,
Non planté par un deuil dicté, -
Qui flot au long d’une humble pierre.
Sur cet arbre, été comme hiver,
Un oiseau vient qui chant clair
Sa chanson tristement fidèle,
Cet arbre et cet oiseau c’est nous :
Toi le souvenir, moi l’absence
Que le temps – qui passe – recense…
Ah, vivre encore à tes genoux !
Ah, vivre encore ! Mais quoi, ma belle,
Le néant est mon froid vainqueur…
Du moins, dis, je vis dans ton cœur ?
PAUL VERLAINE
mercoledì 15 luglio 2009
ARIETTE DIMENTICATE, I°
il vento nella piana
trattiene il suo fiato
(FAVANT)
E' l'estasi languida
la spossatezza amorosa,
tutti i brividi dei boschi
nella stretta della brezza,
è verso i grigi intrichi
il coro delle piccole voci.
O fragile e fresco brusìo!
Zufolano e bisbigliano,
somiglia a quel tenue grido
ch'esala l'erba smossa...
diresti il sordo rotolìo
di sassi in acqua che vira.
Quest'anima che sospira
in questo lamento dornmiente
è la nostra, non è vero?
è la mia e la tua, di cui spira
pianissimo l'umile antifona
in questa tiepida sera?
PAUL VERLAINE, TR. LUCIANA FREZZA
trattiene il suo fiato
(FAVANT)
E' l'estasi languida
la spossatezza amorosa,
tutti i brividi dei boschi
nella stretta della brezza,
è verso i grigi intrichi
il coro delle piccole voci.
O fragile e fresco brusìo!
Zufolano e bisbigliano,
somiglia a quel tenue grido
ch'esala l'erba smossa...
diresti il sordo rotolìo
di sassi in acqua che vira.
Quest'anima che sospira
in questo lamento dornmiente
è la nostra, non è vero?
è la mia e la tua, di cui spira
pianissimo l'umile antifona
in questa tiepida sera?
PAUL VERLAINE, TR. LUCIANA FREZZA
domenica 1 marzo 2009
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénétre mon cœur ?
Ô vbruit doux de la pluit
par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.
Quoi ! nulle trahison ? …
Ce deuil est sans raison.
C’est bien la pire peine
De ne savoir puorquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant peine !
PAUL VERLAINE
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénétre mon cœur ?
Ô vbruit doux de la pluit
par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.
Quoi ! nulle trahison ? …
Ce deuil est sans raison.
C’est bien la pire peine
De ne savoir puorquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant peine !
PAUL VERLAINE
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