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sabato 26 giugno 2010

Les eaux et les forêts

La clarté de ces bois en mars est irréelle,
tout est encore si frais qu’à peine insiste-t-elle.
Les oiseaux ne sont pas nombreux ; tout juste si,
très loin, où laubépine éclaire les taillis,
le coucou chente. On voix scintiller des fumées
qui emportent ce qu’on brûla d’une journée,
la feuille mort sert les vivantes couronnes,
et suivant la leçon des plus mauvais chemins,
sous les ronces, on rejoint les nid de l’anémone,
claire et commune comme l’étoil du matin.

PHILIPPE JACCOTTET

giovedì 22 ottobre 2009

Je me redresse avec effort et je regarde:
Il y a trois lumières, dirait-on.
Celle du ciel, celle qui là-haut
S’écoule en moi, s’efface,
Et celle dont ma main trace l’ombre sur la page.

L’ancre serait de l’ombre.

Ce ciel qui me traverse me surprend.

On voudrait croire que nous sommes tourmentés
Pour mieux montrer le ciel. Mais le tourment
L’emporte sur ces envolées, ert la pitié
noie tout, brillant d’autant des larmes
que la nuit.

PHILIPPE JACCOTTET

mercoledì 1 luglio 2009

AU PETIT JOUR

La nuit n'est pas ce que l'on croit, revers du feu.
chute du jour et néation de la lumière,
mais subterfuge fait pour nous ouvrir les yeux
sur ce qui reste irrévélé tant qu'on l'éclaire.

Les zélés serviteurs du visible éloignés,
sous la feuillagedes ténèbres est établie
la demeure de la violette, le dernier
refuge de celui qui vieillit sans patrie...

PHILIPPE JACCOTTET

martedì 17 marzo 2009

A très grande distance,
je vois la rue avec ses arbres, ses maisons,
et le vent frais pour la saison
qui souvent change de sens.
Une charrette passe avec des meubles blancs
dans le sos-bois des ombres.
Les jours s’en vont devant,
ce qui me reste, un peu de temps je le dénombre.

PHILIPPE JACCOTTET

martedì 24 febbraio 2009

A très grande distance,
je vois la rue avec ses arbres, ses maisons,
et le vent frais pour la saison
qui souvent change de sens.
Une charrette passe avec des meubles blancs
dans le sous-bois des ombres.
Les jours s’en vont devant,
Ce qui me reste, en peu de temps je le dénombre.
PHILIPPE JACCOTTET